Le souffle, la respiration source d’inspiration…?!

La Respiration

1 LA MOBILITE DU DIAPHRAGME

L’inspiration et l’expiration se déroulent de la façon suivante :

Pendant l’inspiration le ventre se gonfle, les muscles intercostaux, les muscles externes et le diaphragme se contractent ; le diaphragme effectue un mouvement vers le bas augmentant ainsi le volume du thorax.

Pendant l’expiration, le diaphragme se relâche, remonte lentement et le thorax revient passivement à sa position de repos .

Au cours d’une expiration forcée, la contraction des muscles intercostaux, internes et abdominaux réduit le volume de la cage thoracique, le ventre se creuse. Le diaphragme est le muscle respiratoire principal, il prend la forme d’un parapluie ouvert. A l’inspiration, la contraction du diaphragme repousse le sternum et horizontalise les côtes. Le volume de la cavité thoracique augmente.

2 LA RESPIRATION ABDOMINALE

De manière idéale, la respiration doit être initialement abdominale (la dilatation abdominale permettant la descente du diaphragme), puis thoracique basse et enfin thoracique haute. La sensation respiratoire doit se dérouler ainsi : ventre, thorax et épaules. La partie thoracique de notre système respiratoire ne possède pas véritablement de musculature active capable d’actionner efficacement la soufflerie constituée par nos poumons ; seule la musculature abdominale est apte à la mouvoir par l’intermédiaire du diaphragme. C’est donc essentiellement sur la prise de conscience et sur le travail de la zone abdominale que vous allez axer vos efforts.

Mettez-vous debout, les jambes légèrement écartées. Placez vos mains autour de vos hanches, doigts devant et pouces derrière. Essayez de les repousser par votre respiration. Votre ventre doit se gonfler. Pour l’instant votre thorax doit se gonfler et vos épaules ne doivent pas monter. Lorsque vous effectuez une respiration abdominale, vous étirez vos poumons vers le bas. Le diaphragme se déplace de haut en bas et la pression exercée sur les viscères écrasent ceux-ci, ce qui provoque le gonflement du ventre. Prenez l’image d’un ballon de baudruche que vous écrasez en son centre, l’air se dirige non pas vers un point unique, mais se répartit sur toute sa surface. La poussée du diaphragme doit être centrée, rendant votre expiration future plus efficace. Visuellement, l’attraction de votre inspiration est située vers un point axé à mi-chemin entre vos deux pieds. Physiquement, le diaphragme et le périnée forment deux voûtes qui concentrent les forces vers un point central. Petit à petit, votre musculature abdominale va se transformer, les muscles acquérant volume et souplesse. Répétez chaque jour cet exercice jusqu’à atteindre un stade réflexe. Entraînez-vous à tout moment de la journée, notamment en marchant, ainsi que le soir, dans votre lit et mémorisez les sensations musculaires.

3 LA RESPIRATION THORACIQUE

Jusqu’à présent, avec la respiration abdominale, vous avez respiré uniquement avec la partie basse des poumons. Cette seconde phase va vous permettre d’augmenter votre réserve d’air en utilisant la partie médiane des poumons que nous qualifierons de respiration thoracique.

Mettez-vous debout, les jambes légèrement écartées. Basculez le bassin en avant afin d’aligner la colonne vertébrale.. Mettez les mains autour de vos hanches, doigts derrière et pouces devant, afin de toucher à la fois les hanches et les côtes flottantes. Effectuez une respiration abdominale comme vous l’avez fait dans l’exercice précédent, bloquez cet air que vous venez d’inspirer et continuez à remplir vos poumons en gonflant la partie thoracique basse arrière puis la partie haute arrière sans que l’air accumulé vers l’abdomen ne remonte vers le thorax. La partie arrière du thorax doit s’ouvrir. Attention, les épaules doivent toujours rester relâchées. Si les épaules montent, c’est le signe d’une crispation. Si votre respiration est parfaitement effectuée, votre colonne vertébrale doit présenté un léger cintre partant de cervicales jusqu’à la pointe du coccyx.

Cet exercice est un peu difficile et vous demandera du temps, le temps de redonner à vos côtes la mobilité nécessaire. Au début il est possible que quelques douleurs articulaires apparaissent mais ne vous en inquiétez pas, c’est la nature qui reprend ses droits ! Recommencez plusieurs centaines de fois cet exercice, travaillez le devant un miroir afin de contrôler que les épaules restent stables. Apprenez également à vous remplir d’air en une fraction de seconde en respectant toujours l’enchaînement décrit.

4 LA RESPIRATION CLAVICULAIRE

La respiration claviculaire procure un complément de volume d’air que l’on peut utiliser. Cette respiration s’emploie uniquement en complément des respirations abdominale et thoracique. Physiquement, elle consiste à remplir la zone sous claviculaire, mettant en jeu les scalènes. Les clavicules se soulèvent légèrement. Mais attention, les épaules ne doivent toujours pas monter.

5 LE SOUFFLE EN « POUSSEE VERTICALE »

Imaginez que votre abdomen soit une pompe et vos poumons un réservoir d’air. La pompe est constituée par un certain nombre de muscles rouges extrêmement puissants, capable de propulser l’air stocké dans le réservoir par écrasement de celui-ci dans un mouvement ascendant. Vos poumons vont alors se vider à l’instar du tube de dentifrice que l’on serre par le bas pour faire sortir la totalité de la matière. Une colonne va se matérialiser entre le diaphragme et la sortie de la bouche par le puissante poussée verticale imprimée par la pompe. Grâce à cette technique, quel que soit le volume d’air à l’intérieur des poumons, la pression restera constante à la sortie de votre bouche. Reprenez le cycle de respiration que vous connaissez maintenant, pincez les lèvres en laissant une minuscule ouverture et entraînez-vous à faire sortir l’air doucement sous pression en laissant s’échapper un simple filet d’air. Si vous étendez le bras devant vous, avec le creux de la main vous faisant face, un puissant jet d’air doit l’atteindre. Pratiquez l’expiration intégrale. Allez chercher la plus infime particule d’air subsistant dans vos poumons. Pour cela, concentrez toute la masse musculaire abdominale vers un point situé au centre de votre abdomen, comme si vouliez en faire une boule.

Pour mettre en évidence l’extraordinaire niveau de pression disponible à la sortie de votre bouche, vous pouvez faire un second exercice consistant à faire échapper l’air subitement en prononçant le plus bruyamment possible la syllabe ho; mettez beaucoup d’énergie dans ce mouvement qui doit être violent et le plus bref possible. Afin de mieux sentir la masse musculaire abdominale poussant l’air vers l’extérieur, placez-vous dos contre un mur. Alignez les talons, le bassin, les omoplates et tête et recommencez ce dernier exercice sans changer de position ; Les quatre parties citées doivent rester collées au mur pendant l’exercice. Vous devez alors sentir une contraction musculaire intégrale entre l’extrémité des doigts de pieds et la pointe du sternum. Ce dernier exercice est bien entendu excessif, mais il met parfaitement en évidence toute la mécanique expiratoire.

 

6 LA RESPIRATION ET LA SANTÉ

De tous les muscles respiratoires, le plus important pour notre état général est le diaphragme. Il est rare de rencontrer des gens qui se servent de ce muscle de façon efficace. Pourtant, il est le centre du travail sur la respiration.

De plus, la mobilité de la colonne vertébrale et du bassin sont en rapport direct avec la mobilité du diaphragme. Une mauvaise position, des mauvaises habitudes, des muscles du dos trop faibles, sont autant de raisons pour que la respiration ne s’effectue pas dans de bonnes conditions.

Dans notre vie quotidienne nous ne prêtons que très rarement attention au processus de notre respiration. En revanche dans les moments de stress la première chose que l’on ressent une difficulté à respirer

Être consciemment plus proche du mouvement d’inspiration et d’expiration calme déjà nos émotions. La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neurovégétatif que l’homme puisse maîtriser. Elle participe à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale :  La vie psychique influe sur la respiration. La respiration influe sur la vie psychique.


Notre respiration, souvent négligée, est pourtant garante de notre bien-être et permet de mieux gérer le stress. Voici sept exercices à pratiquer quotidiennement.

1. J’adopte la bonne posture

L’objectif. Afin de respirer plus librement et plus amplement, il est impératif de corriger sa position en respectant trois référentiels.

L’exercice. D’abord, on allonge la nuque, puis on abaisse les épaules en les plaçant légèrement en arrière. Enfin, on aligne le bassin, c’est-à-dire qu’on évite de cambrer le dos ou au contraire de placer le bassin en rétroversion. Cette posture est à adopter le plus souvent possible jusqu’à ce qu’elle devienne naturelle.

2. J’écoute mon souffle

L’objectif. Notre manière de respirer est le reflet de nos habitudes corporelles et de nos attitudes de vie. On dit que si l’on inspire avec difficulté, cela peut traduire un manque de confiance en soi, et si on a du mal à expirer, cela signifie plutôt une tendance à vouloir tout contrôler.

L’exercice. Plusieurs fois par jour, et dès le réveil, on écoute pendant quelques instants les va-et-vient de son souffle. L’inspiration et l’expiration sont-elles superficielles ou profondes, courtes ou longues, continues ou saccadées, aisées ou retenues ? Sans chercher à les modifier, on se concentre simplement sur l’inspiration, qui nous recharge, puis sur l’expiration qui nous détend.

3. J’évacue les tensions

L’objectif. Grâce à cet exercice simple à pratiquer dès le matin et plusieurs fois par jour si on le souhaite, on peut se débarrasser du stress en utilisant la technique de la visualisation.

L’exercice. Debout, les bras le long du corps, on inspire en serrant les poings fortement et en imaginant une lumière bienfaisante qui entre en soi. Ensuite, on expire par la bouche en ouvrant largement les mains et en se représentant une fumée noirâtre qui sort par les doigts et emporte avec elle toutes les tensions présentes dans le corps. A faire entre trois et six fois de suite.

4. Je rééquilibre mon système nerveux

L’objectif. La respiration alternée permet de régulariser la vie émotionnelle et d’accorder le cerveau droit (intuitif et sensoriel) et le cerveau gauche (logique et mental).

L’exercice. Assise confortablement, placez le majeur et l’index de la main droite entre les sourcils. Expirez par les deux narines, bouchez la narine droite avec le pouce de la main droite et inspirez par la narine gauche. Bouchez la narine gauche avec l’annulaire de la main droite, enlevez votre pouce et expirez par la narine droite. Inspirez de nouveau par la narine droite, puis bouchez-la avec le pouce. Retirez votre annulaire et expirez par la narine gauche, puis inspirez toujours par la narine gauche. Bouchez-la à nouveau avec l’annulaire, enlevez votre pouce et expirez par la narine droite. Ainsi de suite pendant 1 ou 2 minutes.

5. J’assouplis mon dos

L’objectif. Plus on est voûtée, plus on a du mal à respirer. En faisant ce mouvement appelé « la vague » ou « le chat », on mobilise la colonne vertébrale tout en renforçant les muscles du dos qui soutiennent le diaphragme et la cage thoracique. Résultat, on gagne en souplesse et les douleurs s’atténuent.

L’exercice. A quatre pattes, les mains et les genoux légèrement écartés, on inspire en gardant le dos plat et la nuque bien allongée. Puis on expire en enroulant le dos et en pressant les mains contre le sol afin d’intensifier l’étirement. Répétez le mouvement cinq fois.

6. Je mobilise tous les étages respiratoires

L’objectif. Sans s’en rendre compte, on a tendance à privilégier certaines zones et à en oublier d’autres. Mais, pour libérer les tensions et investir la totalité de sa capacité pulmonaire, il est nécessaire de respirer en « 4D », c’est-à-dire en mobilisant la respiration abdominale, costale, thoracique et claviculaire.

L’exercice. Assise en tailleur, on place successivement les mains sur chacune des quatre zones (abdomen, côtes, centre de la poitrine et clavicules) en exerçant une pression pour amplifier le mouvement respiratoire et en prendre pleinement conscience. A répéter autant de fois qu’on le veut, notamment dans les moments de stress intense.

7. Je me fais un ventre plat

L’objectif. Nombreux sont ceux qui respirent « à l’envers », c’est-à-dire en sortant le ventre à l’expiration. A force, cette mauvaise habitude provoque une distension de la paroi abdominale et favorise l’engorgement des organes digestifs. Le remède ? Solliciter son périnée pour éviter une hypopression des organes.

L’exercice. A l’expiration, on contracte le plancher pelvien et les abdominaux, tout en aspirant le nombril. On répète l’exercice plusieurs fois par jour pour, petit à petit, l’adopter définitivement. A la clé, on s’assurera une meilleure digestion et moins de ballonnements.

D’après « la Bonne Pratique de la respiration », de Jean-Louis Abrassart (éd. Guy Trédaniel).

L’appli antistress

Pour rester zen tout au long de la journée, connectez-vous à l’application RespiRelax pour des mini-séances de respiration guidée et sur mesure. On peut régler le nombre d’inspirations et d’expirations par minute en fonction de l’objectif qu’on recherche : se relaxer, trouver un équilibre émotionnel ou se dynamiser.


Yoga et respiration

Écrit par les experts Ooreka

Le yoga est une pratique née en Inde qui repose sur plusieurs principes :

Yoga : l’utilisation de la respiration consciente

La respiration est primordiale dans la pratique du yoga.

Nous respirons de façon mécanique et inconsciente, en absorbant l’oxygène qui nous est vital et en rejetant le CO2. Il existe plusieurs façons de respirer :

  • la respiration abdominale : se fait surtout au niveau du ventre,
  • la respiration costale : se situe plus au niveau du thorax,
  • la respiration claviculaire ou respiration supérieure.

Le yoga et d’autres formes de thérapies de bien-être utilisent la respiration consciente qui a de multiples effets bénéfiques sur le corps et l’esprit.

Yoga et respiration

Conséquences d’une mauvaise respiration

Lorsque les émotions nous submergent ou que nous sommes stressés ou angoissés, nous adoptons une mauvaise respiration, nous avons « le souffle court ». Une mauvaise respiration peut avoir une répercussion sur notre état général, entraînant :

  • fatigue nerveuse et physique,
  • mauvaise résistance au stress,
  • problèmes digestifs,
  • palpitations,
  • manque de concentration, etc.

Pranayama : la pratique de la respiration dans la yoga

Le yoga considère la respiration comme l’un de ses principes de base.

Les exercices de yoga associent toujours la respiration à la pratique. Chaque exercice est rythmé par la respiration, laquelle se fait par le nez et non par la bouche.

On commence toujours par une expiration afin de libérer complètement les poumons du surplus d’air. La respiration permet de faire circuler l’énergie vitale et a donc toute son importance au niveau de l’équilibre énergétique.

Le Pranayama est un terme sanskrit :

  • « prana » veut dire énergie,
  • « ayama » se rapporte à la vitalité.

Yoga : les bienfaits d’un bonne respiration

La relaxation se pratique souvent avec la respiration consciente, au niveau du ventre : il suffit de s’étendre et respirer profondément en posant ses mains sur le ventre et en se concentrant sur l’inspir et l’expir.

À noter : on recommande souvent aux personnes qui ont le trac, de pratiquer plusieurs respirations profondes par le ventre avant de commencer.

Il est important de respirer « à pleins poumons » et non superficiellement.

Une respiration bien menée est essentielle pour la santé physique et mentale :

Yoga et respiration : les bienfaits
Sur le plan physique
  • Élimine les toxines de l’organisme,
  • améliore la circulation sanguine,
  • régénère le corps,
  • détend le corps,
  • favorise la guérison.
Sur le plan mental
  • Rend l’esprit plus calme et plus clair,
  • permet d’avoir une meilleure confiance en soi,
  • permet de résoudre plus facilement les problèmes,
  • permet d’acquérir plus de concentration et de mémoire.
Sur le plan émotionnel Permet de se libérer des tensions nerveuses, etc.

Différents types de respiration en yoga

Il existe plusieurs types de respirations qui seront souvent enseignées pendant les cours de yoga. Parmi ces respirations :

    • la respiration complète : combine respiration abdominale, costale et claviculaire et fait ressortir le mouvement respiratoire au niveau de la tête,
    • la respiration solaire,
    • la respiration Kapalabathi ou respiration « de nettoyage »,
    • la respiration alternée, etc.

Yoga et respiration : un apprentissage nécessaire

Il est inutile de faire des exercices de yoga en respirant mal ou insuffisamment.

Avant de se mettre à pratiquer seul, il est indispensable d’avoir eu un bon professeur. Celui-ci corrigera nos imperfections, tant du point de vue de l’exercice que de la façon d’utiliser notre respiration.

Pour une personne qui respire mal, le fait de pratiquer le yoga va lui permettre d’apprendre à prendre conscience de sa façon de respirer.

Rêves créatifs

Les rêves au service de la créativité…

Nous sommes tous un ensemble d’histoires qui finissent par se transformer en expériences de vie. Certaines sont bénéfiques et d’autres moins mais, quoiqu’il en soit, nous pourrions nous définir en trois grandes périodes.

_ Notre histoire passée : celle que nous avons vécue et qui a défini notre caractère.

_ Notre histoire présente : celle que nous vivons en société et qui définit notre personnalité, pour ne pas dire notre être social.

_ Notre histoire future : celle que nous aimerions écrire et qui est un mélange d’ambition, de projections et de rêves.

C’est justement sur cette dernière que j’aimerais vous interpeller. Une partie d’entre nous essaie de transformer cette « histoire future » en réalité, alors que d’autres la refrènent car elle nécessite un investissement de tous les instants. Evoluer en dehors de sa zone de confort n’est pas simple pour tous et se projeter aisément l’est encore moins. Malgré tout, lorsque vient le sommeil et que l’on ferme les yeux, il nous est plus facile de la quitter et d’en visualiser les résultats.

Les rêves permettent la création de passerelles entre les idées les plus folles et les actes les plus ambitieux

Le sommeil est un état qui nous permet de faire les connexions improbables et inconscientes entre les différentes zones de notre cerveau. Celles-ci communicant dans toutes les directions, elles facilitent la création des rêves et le développement de leurs contenus. Les rêves ne tiennent compte ni de la cohérence ni du bon sens ou encore de la chronologie. Ils mélangent tout ce que nous refusons d’associer de manière consciente lorsque nous sommes éveillés.

On entend souvent dire qu’il faut libérer sa créativité, c’est d’ailleurs le titre d’un excellent livre sur le sujet. Ceci dit, l’un des rares moments où votre cerveau est débarrassé de toutes contraintes et qu’il est comme « libéré », c’est pendant la phase de sommeil. Vous êtes comme mis à nu, loin des postures sociales et seul face à un enchainement d’idées qui se brassent en mêlant tout ce qui constitue votre être le plus sensible.

Nous rêvons quotidiennement car cela fait partie du cycle de la vie et personne ne remettra en doute la nécessité de produire des rêves. Cependant, certains rêves sont redondants et sont capables de nous inspirer des projets, voire des vocations. Combien de fois avons-nous entendu des personnes s’exprimer en commençant sa phrase par : « Je rêve de devenir…»

Offrez-vous la possibilité de croire en vos rêves

Le rêve est employé dans notre langage courant pour exprimer le plus souvent une envie qui nous tient profondément à cœur. Pour beaucoup c’est aussi le moyen de repousser la possibilité de se réaliser. Manque d’envie, peur de l’échec ou de la réussite, les raisons sont nombreuses mais avant tout personnelles.

« J’aimerais un jour aller dans l’espace, mais bon, on peut toujours rêver ! »

Choisir une destination toujours plus lointaine est caractéristique de ceux qui ne veulent pas se donner la chance à laquelle ils ont le droit. Jusqu’au 20e siècle, on citait la lune pour son inaccessibilité, aujourd’hui c’est Mars, demain ce sera un autre système solaire. Il arrive que l’on exprime à haute voix notre manque de confiance en soi ou de motivation à réaliser un rêve, alors on cite volontiers un corps céleste comme objectif.

Le rêve peut s’intégrer à votre mode de vie

En ce qui me concerne, je rêve depuis ma naissance. Je faisais des graffitis sur les lits superposés, les murs, les cahiers et tout ce qui passait sous ma main. J’avais cette envie de fixer sur différents supports les nombreuses visions qui ne cessaient de me parvenir. Mes parents n’étaient pas plus alertés que ça par ce mode de communication. A l’époque, on accordait facilement aux enfants le droit de s’exprimer ainsi, en concédant que cela faisait partie du cycle de leur mode d’expressivité.

Pourtant, en grandissant, mes modes d’expression n’ont pas vraiment évolué mis à part le fait que je me contente maintenant de carnets et de toiles pour imprimer une idée. Mais ces idées d’ou viennent-elles vraiment ? Pour la majorité d’entre elles, de mes rêves et surtout de cette période d’activité où mon cerveau n’est plus sous contrôle.

Durant la journée, nous accumulons des données de toutes natures, au point que notre cerveau vienne à saturer parfois. Au moment où nous arrivons enfin au stade du sommeil, comme je l’ai dit précédemment, tout s’entremêle et de cet agglomérat émergent des histoires. Elles sont un mélange de notre vécu, de nos aspirations et de nos fantasmes aussi.

Les rêves sont un peu comme une ligne directe avec notre être le plus profond, le plus secret. Dans une récente interview avec le photographe Patrick Peter, nous apprenions que des symphonies se jouaient dans son esprit pendant la nuit. Cette révélation m’avait alors marqué car elle nous concerne tous.

Nous avons tous, à un moment ou un autre, effectué des rêves avec plus ou moins de précision au sein desquels des événements déterminants se mettaient en place. Plus jeune, je me rêvais dans un atelier peignant et dessinant sans relâche. Aujourd’hui c’est le cas mais cela ne s’est pas fait en une nuit. Les rêves ne connaissent pas l’unité de temps, ils vous donnent parfois des directions mais c’est à vous de les suivre ou non.

Développer une énergie positive pour établir son rêve dans la réalité est une toute autre affaire. Quand bien même la presse raffole de « storytelling » et nous confronte à des réussites extraordinaires, il est important de sortir de l’illusion de réussite immédiate. Les plus grands rêves ne se réalisent pas de manière instantanée, ils sont la synthèse d’une succession d’événements personnels assimilés pendant une période indéterminée.

Apprenez à combiner et à assimiler vos pensées

Si vous gardez le souvenir d’une succession de rêves, sur une période d’un mois voire d’un an, prenez des notes et apprenez à percevoir les messages récurrents de vos rêves.

_ Etes-vous toujours au même endroit ?

_ Etes-vous toujours avec les mêmes personnes ?

_ Effectuez-vous toujours les mêmes actions ?

_ Comment êtes-vous habillé ?

Voilà le genre de questions à se poser avant d’entrer dans une analyse approfondie de vos rêves. Ce questionnement vous mettra sur la piste des messages que votre cerveau (ou votre moi intérieur ?) tente de vous transmettre. Par la suite, combinez ces rêves pour essayer d’en dégager une idée assez forte pour la développer. Vous rêvez d’être en voyage lundi, de diriger des hommes et des femmes le mardi, pour finalement vous voir à l’étranger le dimanche. Toutes ces activités ne sont pas incompatibles et peuvent rejoindre un objectif plus vaste. Le plus important c’est de garder en tête que vous n’êtes pas dans une démarche de diseuse de bonne aventure. Si vous commencez à douter du pouvoir suggestif des rêves et de leur rôle dans notre vie quotidienne, vous allez les sous-estimer et vous laisser tenter par l’abandon.

Pour les esprits les plus sceptiques, il suffit de se concentrer sur l’idée que nos rêves ne sont qu’un moyen d’expression de notre ambition. On ne doute jamais d’une personne ambitieuse, par contre on cherchera toujours à déstabiliser une personne en la qualifiant de rêveuse. Ne dit-on pas pour calmer l’enthousiasme des plus visionnaires :

« Arrête de rêver »

J’ai tendance à pratiquer l’inverse en me disant qu’il faut s’accorder le droit de rêver. C’est le seul acte qui nous permet d’accéder à la partie la plus intime et la plus cachée de notre être. En cherchant à accorder de la place à vos rêves, c’est un peu comme si vous vous autorisiez à vivre et à exister dans une autre réalité, sans masques sociaux et sans détours. Les nombreuses connexions pendant le sommeil permettent, entre autre, de vous libérer des entraves de la société et de penser plus logiquement que l’on ne le pense. Les inventions comme le four à micro onde apparaitrait comme de la magie pour une personne qui n’aurait jamais vu un four. Imaginez qu’une personne au début du 19e siècle se soit dit :

« Je rêve du jour où la nourriture sera prête en cinq minutes »

Et qu’on lui ait répondu :

« Arrête de rêver et va chercher du charbon pour le poêle »

Vous voyez comme de nos jours cette situation est risible. Je pourrais effectuer la même démonstration avec de nombreux objets du quotidien mais nul besoin de s’étendre sur de telles évidences.

Les rêves sont aussi de formidables incubateurs culturels

Le rêve est surtout un précieux carburant pour l’inspiration, ce qui nous permet de mettre en place des univers, des inventions, des événements où seul le « terreau culturel » limite la production d’idées. Si vous n’allez pas à la rencontre de livres, de lieux, de personnalités différentes, vos rêves seront limités. Ils composeront avec votre patrimoine culturel et ce que vous avez ingéré de manière inconsciente. Quand on connait le temps moyen que les français accordent à la télévision, nul doute que beaucoup rêvent de devenir stars de cinéma, de la chanson ou encore présentateur télé.

Si vos rêves sont remplis de paillettes et de fan club, faites un test assez simple et opérez une forme de jeûne télévisuel. Ne regardez plus la télévision pendant quelques jours et vous serez surpris de la nature de vos rêves. Le cerveau est une machine formidable quand il est mis au service de l’homme mais en tant qu’éponge pour programmes stériles il devient un mécanisme stupide. L’importance de la télé-réalité dans l’imaginaire des jeunes est beaucoup plus important qu’il y a dix ans, car l’espace accordé à ce type de programmes a profondément pollué la notion de réussite, par exemple.

Pour de nombreux enfants et adolescents, la réussite passe dorénavant par un nombre de suiveurs sur les réseaux sociaux et la capacité d’un public à parler de vous. Dans les lycées, les jeunes rêvent d’être populaires et d’une notoriété basée sur le nombre de photos les mettant dans les situations les plus « cool ». Demandez leur ce qu’est un académicien, pour rire…

Je n’aurai pas le fameux discours du « c’était mieux avant », je constate comme tout le monde qu’en fonction de la nourriture culturelle que l’on ingère nos rêves prennent plus ou moins de consistance.

En 1969, les spectateurs se sont figés devant leur écran pour découvrir les premiers pas de l’homme sur la lune. Il s’en est suivi toute une culture spatiale et un imaginaire collectif décuplé. Nous étions des millions à voir le premier homme s’élancer depuis la stratosphère en 2012. Qui sait ce que ces images ont pu générer dans les rêves de millions de personnes qui ont assisté à cette scène.

L’incubation, une étape aussi importante que le rêve en lui-même

Comme nous l’avons vu, avoir des rêves est à la portée de tous mais, comme je l’ai écrit précédemment, ceux-ci n’obéissent pas à des lois temporelles. Aussi bien pendant le rêve que pour le réaliser, la notion de temps n’est pas à prendre à la légère. Si pendant votre rêve vous êtes dans une situation anachronique cela aura autant de sens que d’être avec une personne disparue. C’est juste que l’interprétation n’en sera que plus complexe.

Cependant, j’aimerais insister sur une réalité, à savoir la période d’interprétation du rêve. L’incubation est une phase très connue du processus créatif, mais ce que l’on dit moins c’est qu’en dehors des industries qui exigent de vous un résultat immédiat, il existe des corps de métiers où l’incubation se compte en années, sans que cela ne choque personne. Réalisateurs, artistes, musiciens, écrivains, tous ont besoin d’ingérer une grande quantité d’infos et de les digérer avec le temps. Le rêve fait à tel point partie du processus créatif que l’on cite volontiers l’auteur Robert Louis Stevenson. Celui-ci expliquait qu’il rêvait ses histoires avant de les écrire et cette situation est bien connue des créateurs.

Par exemple, savez-vous quel est le point commun entre James Cameron et le créateur du jeux Candy Crush ? Le temps. Ils ont tous les deux mis des années à voir leur vision se réaliser. Le créateur du jeu aux sucreries a mis dix ans à le mettre en place. Concernant James Cameron, le script de son film « Avatar » est né en 1994 mais la technologie n’étant pas disponible il a dû attendre 2005 pour le réaliser.

Malgré tout, l’une des anecdotes les plus marquantes vient de la mère de James Cameron. Celui-ci nous apprend que c’est sa mère qui, au cours d’un rêve, a visualisé une femme bleue de plus de trois mètres, des années avant l’écriture du scénario. En partant du rêve de sa mère, il a alors commencé à réfléchir à des habitants géants, évoluant sur une planète lointaine. Quand on interroge James Cameron, il n’hésite pas à donner les sources d’inspiration pour ses films. Celui-ci l’avoue sans peine, « Avatar » est une succession de rêves, d’envies et d’idées qui se sont libérées en même temps pour délivrer sa vision du film. Si vous voulez en savoir plus sur James Cameron et sa manière d’aborder la question du rêve cliquez ici (et, petit détail, c’est dans la langue de Shakespeare sans sous-titres)

L’effet wow, ou l’ingrédient magique

Votre rêve originel, pour ne pas dire déclencheur, était si impressionnant que vous avez passé les dernières années à l’enrichir, le développer et le rendre crédible. Mais voilà, il manque un je-ne-sais-quoi et vous n’arrivez pas à mettre la main dessus. Vous vous êtes persuadé que tous les éléments y étaient, pourtant vous restez bloqué sur un point. Et s’il s’agissait en fait de la magie ? Vous savez, celle qui vous a motivé à prendre tous les moyens nécessaires pour le réaliser.

Le plus difficile quand on s’applique à réaliser un rêve c’est quand celui-ci prend la forme d’un projet d’entreprise, par exemple. C’est quand il manque quelque chose qui vous distingue des autres. Beaucoup parleront de valeur ajoutée, moi je parlerai plus simplement d’enchantement. Cette espèce de sensation qui traversera n’importe qui et lui laissera une impression si positive qu’il n’aura qu’une envie c’est de revenir. Dans le domaine du Design, on intègre souvent dans des projets censés représenter l’image de marque cette dernière ligne au cahier des charges. Elle se compose d’une expression le « wow effect », autrement dit ce que l’on vous demande c’est de trouver le moyen de toucher au cœur le spectateur.

Prototype automobile, montre de luxe ou tablette tactile, tous ces produits intègrent le « wow effect » pour devenir iconiques. Apple l’avait initié avec la fameuse expression : « one more thing » pendant les présentations mondiales appelées Keynote. Elle l’utilise depuis sous différentes formes : qui n’a pas été marqué par la présentation du MacBook Air sortant d’une enveloppe ?

Comment travailler avec ses rêves de manière concrète ?

1 _ Jeûne télévisuel

Une des premières solutions serait d’effectuer une sorte de jeûne télévisuel. Il est relativement important de faire fonctionner son imaginaire avec les images déjà stockées dans nos esprits. En affaiblissant votre taux d’émissions télé, vous éloignez les probabilités de rêver de vous retrouver à Los Angeles avec les « chtis ». Non pas que ce programme hautement culturel n’ait pas le potentiel de vous transposer dans un décor inspirant, disons simplement que votre cerveau peut vous amener dans des réflexions et des lieux bien plus riches, en évitant des programmes de ce type.

2 _ Sauvegardez vos rêves à l’aide d’un carnet de notes ou d’un enregistreur audio

N’hésitez pas à enregistrer à chaque réveil vos premières impressions, ainsi vous aurez la possibilité d’y revenir plus tard en toute tranquillité. Ne cherchez pas dans un premier temps à rentrer dans les détails et focalisez-vous sur une vue d’ensemble. Puis essayez de détailler les sentiments, les sensations ou les images les plus fortes que vous avez perçus.

3 _ Ne jetez rien, exploitez toutes vos idées, surtout les plus folles

Si vous avez rêvé d’une situation dans laquelle vous étiez en train de chanter avec un artiste défunt, ne jetez pas cette idée à la poubelle sous prétexte qu’elle est irréalisable. L’intérêt même du rêve est là. Récemment (en 2012) nous avons pu voir 2Pac en concert alors que celui-ci est mort depuis longtemps. Comment ? Grâce à une technologie de projection d’image qui permet de diffuser une image tridimensionnelle de n’importe quel individu sur scène.

3 _ Acceptez l’idée de faire des siestes

Les siestes sont elles aussi génératrices de visions et ont cette particularité d’être limitées dans le temps. Vous pourrez avoir la chance d’augmenter les possibilités d’obtenir des images. Le contenu de vos nuits subira une forte influence de la nature de ce que vous avez ingéré avant de vous endormir.

4 _ N’ayez pas peur de vos rêves

Certains de nos blocages sont enfouis dans différentes zones de notre cerveau. Les rêves, dans leur rôle de « mixeur d’idées », peuvent autant les libérer que les alimenter. Malgré tout ne vous bridez pas sous couvert d’un mauvais rêve, d’autres s’en chargeront pour vous. Les seuls risques que vous encourez à exploiter vos rêves c’est de vous attacher à les réaliser.

5_ Travaillez sur le long terme

Notez sans relâche et n’oubliez pas que l’un des principes du développement créatif passe par l’acharnement. S’il vous vient un jour l’envie de tout arrêter et d’abandonner vos rêves, souvenez-vous que c’est aussi grâce à votre inaction que les rêves des autres se réalisent. Quand vous ne participez pas à une compétition, à un concours ou que vous décidez de ne pas provoquer votre chance, ce sont autant d’opportunités manquées que de tentatives avortées de réaliser vos rêves.

6 _ Présentez vos rêves à d’autres personnes

Proposez vos rêves à différentes personnes de votre entourage sans leur indiquer qu’il s’agit du vôtre. Par exemple, vous avez fait un rêve où vous étiez en pleine ascension d’une montagne ou dans une situation qui ne vous correspond pas habituellement. Demandez leur ce qu’ils feraient s’ils avaient fait un tel rêve. Demandez leur de se mettre dans la position du rêveur. En agissant ainsi, c’est comme si vous ouvriez une porte qui mènerait sur un couloir qui en compterait plusieurs. Vous allez multiplier les interprétations et celles-ci déboucheront vers de nouvelles pistes qui vous permettront de nourrir votre réflexion.

Pour conclure, je me permettrai d’ajouter ceci :

Les rêves ont cette particularité de s’imprimer dans nos esprits

comme l’empreinte d’un moment qui ne demande qu’à exister.

Alors, qu’attendez-vous ? N’avez-vous pas un rêve qui pourrait se transformer en une brillante idée ?

http://le-souffle-creatif.com

fabriquer-ses-pastels

CRÉER SES OUTILS: les pastels à l’huile maison

C’ est une pâte (d’où son nom pastel) fabriquée à base de pigments en poudre liés grâce à de la résine ou de la gomme arabique que l’on découpe en bâtonnet pour être vendue en boîte ou individuellement.

Les pastels secs se séparent en trois catégories (durs, moyens ou tendres) suivant la quantité de pigment présente dans les bâtonnets.

Certaines fabrications sont plus destinées aux portraits par exemple.

On peut les fabriquer soi-même à partir de pigment et de craie. En jouant sur les proportions de cette dernière, on dispose d’un vaste choix de tonalité.
Chaque fabricant dispose de son propre nuancier, de sa propre numérotation et indique aussi le degré d’intensité à sa façon.

Un bon choix de couleur est primordial ,les couleurs se mélangeant difficilement à un certain niveau. Les couleurs peuvent perdre de leur éclat et bourrer le papier si l’on tente trop de les fondre.

pastels tendres
Ce sont les plus utilisés grâce à leurs atouts. En effet, ils sont riches et éclatants en rendu car leur composition est faite de plus de pigments et moins d’agglutinants.
Mais la conséquence c’est une plus grande fragilité car friables et poudreux. On conseille en général d’utiliser un fixatif à chaque étape pour empêcher le ternissement des couleurs

pastels durs
Moins brillants, toujours liés à la composition, il sont plus solides car contenant plus d’agglutinant.
Utilisés en priorité pour des travaux préparatoires, pour des dernières touches, ou en association avec d’autres techniques, ils accrochent moins au grain du papier.

Source(s) : discipline.free.fr/pastel.htm

Méthode de fabrication du pastel:
1 – Se procurer dans un magasin spécialisé les poudres colorées des tons que l’on souhaite réaliser + du blanc de zinc (relativement transparent, il affadira moins les autres pigments qu’un blanc plus opaque style blanc de titane).
2 – Sur une feuille de papier, bien mélanger les deux poudres en parts égales.
3 – Laisser éventuellement de côté une partie de poudre pour réaliser ultérieurement une tonalité de valeur plus claire.
4 – Placer le mélange sur une plaque de verre ou dans un bol émaillé. Ajouter progressivement de l’eau jusqu’à obtenir une pâte épaisse.
5 – Toujours en mélangeant bien, par exemple avec un couteau à peindre, ajouter une solution de gélatine en feuille qui servira de liant. On peut aussi ajouter de la gomme arabique.
6 – Poser la pâte sur un papier absorbant, style papier journal pour enlever l’excédent d’humidité.
7 – Rouler la pâte en cylindre. Pour ce faire, on peut employer une plaquette recouverte de papier, une vieille planche à tartiner, etc.
8 – Laisser sécher au moins pendant 24 heures.

https://fr.wikihow.com/dessiner-avec-des-pastels

la libération créatrice

La libération créatrice

https://des-livres-et-nous.com/2017/06/11/liberez-votre-creativite-julia-cameron/

 Ce livre est sans doute l’un de ceux qui ont le plus de légitimité à faire partie de la catégorie « développement personnel », au sens le plus littéral du terme. En effet, ce qu’il contient est une véritable recette pour se connaitre soi-même, se développer et devenir qui l’on est réellement.
Et quand je parle de recette, je parle vraiment, littéralement, d’une recette, expliquée pas-à-pas. Il s’agit d’un véritable cours, d’une méthode, avec des exercices à faire sur 12 semaines, afin de faire sauter la plupart de nos blocages.

Même si, au départ, il s’adresse d’abord aux créatifs et aux artistes, véritablement tout le monde peut en tirer un immense bénéfice pour sa vie personnelle et professionnelle.

Titre : Libérez votre créativité – osez dire oui à la vie
Auteur : Julia Cameron
Titre original : The artist’s way

L’auteur

Julia Cameron Julia Cameron est née en 1948 aux Etats-Unis. Elle a commencé sa carrière comme journaliste au Washington Post, puis au magazine Rolling Stone. C’est à l’occasion d’une interview qu’elle rencontre le cinéaste Martin Scorsese. Ils se marient en 1976 mais divorcent un an plus tard. Julia Cameron collabore au scénario de 3 films de Scorsese.

Elle racontera plus tard dans un livre, Floor sample, sa descente aux enfers, à la suite de son divorce, accompagnée par l’alcool et la drogue. Elle arrive à un tel point d’addiction qu’écrire devient impossible. Dans un effort surhumain, seule, elle met fin a ses addictions et décide de remonter la pente et surtout de retrouver sa créativité et son inspiration. Elle met au point de façon expérimentale une méthode pour comprendre ce qui l’a fait sombrer, faire sauter les blocages à la créativité et se re-découvrir soi-même et retrouve, après plusieurs mois, le succès. Elle commence alors à enseigner cette méthode, la structure et rédige enfin le livre, 15 ans plus tard, Libérez votre créativité. Elle collabore depuis à de nombreux scénarios pour le cinema, la télévision ou pour des comédies musicales, écrit des romans et des recueils de poème. Elle enseigne régulièrement l’écriture et sa méthode de déblocage de la créativité.

Le contenu du livre « libérez votre créativité »

Considéré par beaucoup comme « la bible des artistes », Libérez votre créativité s’adresse véritablement à tous. Chacun de nous est le créateur de sa propre vie et en chacun de nous sommeille un artiste. Tout simplement parce que vivre est un art.
Le sous-titre du livre est d’ailleurs osez dire oui à la vie.

Ce livre est complètement différent des autres en ce sens qu’il s’agit ici d’un programme, d’une méthode, d’un cours presque. Ce n’est pas un livre qui se contente de développer des théories sur la créativité, ni d’énoncer quelques conseils. Il consiste en un programme d’exercices quotidiens, réparties en 12 semaines. Avec une progression dans la complexité. C’est un livre pédagogique, qui vous prend par la main et vous guide pas-à-pas vers une vie qui vous ressemble vraiment.
Le but avoué de la méthode de Julia Cameron est de nous libérer des freins et des blocages qui nous empêchent d’être nous-mêmes, par des exercices pratiques et très concrets. Ces freins et ces blocages psychologiques viennent généralement de nos habitudes, parfois de notre éducation, de la prise en compte du regard des autres, de certaines frustrations, etc…
Manque d’inspiration, manque de confiance en soi, l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre… ce livre peut résoudre ce genre de problème.

Mais si l’auteur explique comment tous ces blocages existent, elle ne prétend pas faire de la psychologie. Elle propose de faire sauter ces freins par la pratique quotidienne d’exercices simples mais qui demandent beaucoup d’assiduité.
Entre quelques chapitre d’introduction et une conclusion, les 12 chapitre du milieu accompagnent les 12 semaines du programme. C’est facile : un chapitre par semaine, avec un bilan à faire à la fin de chaque chapitre. On a vraiment l’impression d’avoir un prof à son bras. Un prof qui veut faire ressortir le meilleur de nous même. C’est une sensation fantastique.

On ne peut pas bien sur ici énumérer tous ces exercices, mais parlons déjà des deux premiers, qui sont à la base de tout le reste.

Le premier est celui que Julia Cameron appelle les pages du matin.
Il s’agit d’écrire 3 pages, tous les matins. Au besoin il faudra se lever un quart d’heure plus tôt que d’habitude pour les écrire. Car il ne faut pas prendre plus de 15 à 20 mn pour cet exercice quotidien. Le but est de « dérouiller » et d’entrainer le cerveau, de stimuler l’imagination et de créer un terrain favorable pour l’inspiration.
Les premiers jours on ne sait vraiment pas quoi écrire. Tout simplement parce que nous sommes habitués à écrire dans un but précis. Or il s’agit ici de lâcher prise, afin de faire de la place à l’inspiration. Car l’inspiration (comme son nom l’indique) vient de l’extérieur et non de l’intérieur. Elle pénètre notre esprit comme l’air pénètre nos poumons (in-spiration). Mais pour cela, l’esprit doit être libre de toute pensée, formatage ou habitude parasite. Les pages du matin sont là pour ça. Au début on écrira 3 pages pour dire que l’on ne sait pas quoi écrire. On le répétera à l’envie. C’est très bien comme ça. Il n’y a pas d’obligation de résultat. On n’écrit pas, pour l’instant, le prochain prix Goncourt, on écrit pour faire de la place dans sa tête. Des phrases sans queue ni tête, penser à acheter du pain, le temps qu’il fait, etc… Puis, au fil des jours, ce que l’on écrit finira peu à peu par prendre du sens. On creusera dans son intimité sans s’en rendre compte. On racontera ses rêves (les rêves de la nuit mais aussi les rêves d’une vie idéale), on couchera ses colères ou ses joies sur le papier, des idées viendront presque automatiquement. Et si au début il est difficile de de tenir l’engagement des 3 pages tous les matins, au bout de 2 ou 3 semaines ces pages deviennent indispensables et seront même une grande source d’inspiration pour toute la journée.
Rien que cet exercice peut changer beaucoup de choses et stimuler la créativité. Cameron définit un cadre et une méthode pour aider à démarrer et surtout pour s’y tenir. Vous ne serez plus jamais en manque d’inspiration.

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Le deuxième exercice est celui du rendez-vous avec son propre artiste.
Il s’agit ici tout simplement de s’accorder un rendez-vous avec soi-même, ou plutôt avec l’artiste qui est en soi, une fois par semaine. Qu’est-ce qu’un rendez-vous avec son artiste ? Un moment qu’on s’accorde à soi-même pendant lequel on fait quelque chose de potentiellement inspirant. C’est à dire à peu près tout ce que l’on veut. Ça peut aller de faire du sport à aller se promener, aller voir une expo, se perdre dans un coin de nature, danser comme une folle dans sa cuisine sur une playlist des années 80, se balader en ville en décidant de vraiment regarder autour de soi (les gens, l’architecture), pratiquer une activité créative (dessiner, peindre, faire de la musique, danser, chanter…). La seule exigence est que l’on doit être seul(e). Il ne s’agit pas d’aller faire du shopping avec une copine ou d’aller boire l’apéro chez les voisins. C’est un temps pour soi, rien que pour soi. On doit ressentir au fond de soi que pendant ces 2 ou 3 heures (minimum) on ne doit rien à personne, on ne fait rien pour personne, et personne ne nous juge, nous guide ou nous retient.
Là encore, il faut pas mal de motivation pour tenir cet engagement d’un rendez-vous par semaine. Et les premiers laisseront parfois un goût de trop peu ou de raté. Mais une fois le rythme et le contenu des ces rendez-vous trouvés, ils deviendront un véritable plaisir et une nécessité.

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La suite du programme permet d’identifier précisément nos blocages et surtout offre des moyens efficaces d’y faire face puis de les faire sauter. Puis les exercices deviennent de plus en plus axés sur la créativité et l’affirmation de soi.

Petite cerise sur le gâteau, chaque page, ou presque, est accompagnée d’une citation inspirante ou motivante, toujours en rapport avec le sujet ou l’exercice traité sur la page en question.

Au début du livre, Julia Cameron (qui a d’abord développé cette méthode expérimentalement pour elle-même) décrit tous les changements que ces exercices vont provoquer dans votre vie. Et si vous suivez assidument le programme, vous réaliserez au bout de 12 semaines qu’elle dit vrai. Ces changements ne sont pas forcément radicaux ou spectaculaires mais ils vont forcément à terme induire un changement beaucoup plus profond dans votre personnalité. Vous serez enfin beaucoup plus vous-même. Les exercices de ce livre permettent de se libérer d’un certain masque social, de certaines habitudes et de vivre enfin la vie pour laquelle nous sommes fait. C’est une boite à outils particulièrement précieuse pour la connaissance de soi et le développement personnel.

Pour finir cette chronique parlons tout de même d’un petit bémol qui peut en freiner quelques-uns. Julia Cameron fait régulièrement référence à Dieu. Comme j’en ai parlé dans d’autres articles de ce site, c’est un trait typique à certains auteurs américains. La culture européenne, et particulièrement latine, considère cela comme hors sujet et inapproprié. Or les anglo-saxons (comme les orientaux) considèrent Dieu avant tout comme une force, non comme une entité. Et ils font la différence entre religion et spiritualité. D’ailleurs Julia Cameron dit elle-même au début du livre que les lecteurs qui ne sont pas croyants ou religieux peuvent remplacer le terme par un autre qui a du sens pour eux et qui représente ce qu’ils considèrent comme étant une force créatrice : la nature, l’univers, la consciente universelle, l’amour, etc…
Je crois qu’il serait dommage de passer à côté du cadeau immense qu’est ce livre, cet outil précieux, juste pour cette raison. D’autant que l’auteur elle-même invite les lecteurs à ne pas formaliser la notion de Dieu et à y superposer une définition personnelle adéquate.

Avis des lecteurs

Lire les commentaires des lecteurs de Libérez votre créativité sur Amazon

En bref : les plus et les moins

les plus

  • Un programme complet fait d’exercices quotidiens répartis sur 12 semaines.
  • Une courbe de progression facile à suivre. On se sent vraiment accompagné.
  • Considéré comme « la bible des créateurs », ce livre s’adresse cependant à tous, car il libère des inhibitions, des freins et des blocages psychologiques.
  • Vous ne serez plus jamais en manque d’inspiration, dans n’importe quel domaine.

les moins

  • Pour que ce programme fonctionne, il faut être assidu (ce n’est pas un aspect négatif du livre, mais plutôt de ce qu’il implique comme engagement et motivation.)
  • Beaucoup de références à Dieu, qui peuvent toutefois être contournées.

Quel format

Ce livre existe au format broché, au format poche, en numérique (Kindle ou iBook) mais également au format audio.

Comme il s’agit d’une méthode de travail, je ne conseille pas le format audio. Le recours au livre papier est beaucoup plus pratique pour relire et bien comprendre un exercice, mais aussi pour revenir à volonté sur telle ou telle leçon.


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Du même auteur

Libérez la créativité de vos enfants – de 0 à 12 ans – Le guide des parents

Potiere

La poterie pour calmer l’esprit

Il y a quelque chose de magique dans les mouvements de rotation d’une poterie en argile se transformant en œuvre d’art. L’art de la poterie a en effet quelque chose d’« extrêmement thérapeutique. » Elle a un effet calmant – elle met en synergie l’esprit et le corps, ce qui requiert une grande concentration tout en vous donnant l’opportunité de libérer votre créativité.

Ce sont des conditions parfaites pour atteindre le stade de « fluidité », considéré par de nombreux psychologues comme un des états d’esprit les plus plaisants. Ci-dessous, nous pouvons admirer le travail de l’un des meilleurs potiers ayant été certifié « Maitre d’artisanat traditionnel » – Mr. Shimizi Genji (Hokujo) dans son atelier de Tokoname, créant les célèbres théières de Tokoname. Même le simple fait de regarder le processus de fabrication de la poterie a un effet apaisant :

Ci-dessous, nous pouvons admirer le travail de l’un des meilleurs potiers ayant été certifié « Maitre d’artisanat traditionnel » – Mr. Shimizi Genji (Hokujo) dans son atelier de Tokoname, créant les célèbres théières de Tokoname. Même le simple fait de regarder le processus de fabrication de la poterie a un effet apaisant :

La poterie est une activité réellement enrichissante et a beaucoup d’avantages pour relaxer l’esprit :

  • Il s’agit d’un effort créateur – cela vous offre un exutoire créatif permettant de vous exprimer vous-même. Grâce à l’art, une personne peut exprimer tout ce qui est en elle, ce qui a un effet très thérapeutique. Grâce à ce processus vous avez l’opportunité d’apprendre sur vous mêmes.
  • Améliore la concentration – comme nous l’avons dit, la poterie exige une forte concentration sur l’activité présente, ce qui permet de vous évader de toutes les inquiétudes quotidiennes de la vie et être simplement dans l’instant présent. Cela est aussi appelé en pleine conscience et est reconnu par les scientifiques comme bénéfique pour le bien-être de toute personne.
  • Réduit le stress – une conséquence indirecte d’une concentration améliorée et d’un état de « fluidité » est que les niveaux de stress chutent. Les distractions extérieures sont réduites et ne vous stressent plus.
  • Améliore de bonnes compétences moteur  – la poterie peut améliorer les compétences motrices en sollicitant les muscles des bras et des jambes. De plus de bonnes compétences motrices s’acquièrent parce que travailler l’argile demande une coordination main-yeux. Cela peut être bénéfique pour les personnes souffrant d’arthrite parce que cela requiert des mouvements synchronisés et de la dextérité.
  • Peut potentiellement devenir un artefact — de nombreuses découvertes archéologiques sont des créations en poterie dues à la bonne préservation des propretés de l’argile. Cela signifie que votre œuvre d’art pourrait durer dans le temps et même devenir un message pour les civilisations futures ! Si vous ne croyez pas en telles choses, alors votre œuvre restera au moins chez vous pour que vous puissiez le montrer à vos amis lorsqu’ils vous rendent visite. Votre œuvre d’art peut aussi devenir un cadeau fantastique, en n’importe quelle occasion.
Le mandala

Le mandala

Mandala (मण्डल) est un terme sanskrit signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté1. Dans le bouddhisme, il est utilisé surtout pour la méditation. Le diagramme est dans tous les cas rempli de symboles; il peut être associé à une divinité. Certains mandalas, très élaborés et codifiés, en deviennent semi-figuratifs, semi-abstraits.

Le Mandala, activateur de conscience!


C’est à Carl Gustav Jung (1875-1961) que l’on doit la redécouverte du mandala en Occident!
Pour le psychanalyste, le mandala a pour fonction d’attirer intuitivement l’attention sur certains éléments inspirés par notre inconscient!

Le mouvement spontané de notre psyché favorise l’expression du noyau spirituel de l’être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieur et à une nouvelle intégrité de l’Etre!

Alors, la création d’un mandala, unissant notre masculin et notre féminin, pour laisser le miracle de l’unité se produire?

Dans le bouddhisme vajrayāna

Lotus central du mandala Shingon de la matrice, le Garbhadhatu, représentant Mahavairochana, entouré de quatre Adibuddhas (dorés) et de quatre Bodhisattvas (blancs).

Le mandala est un support de méditation. Il est le plus souvent représenté en deux dimensions mais on trouve également des mandalas réalisés en trois dimensions2. Ce sont des œuvres d’art d’une grande complexité. Le méditant se projette dans le mandala avec lequel il se fond dans le yáng et yīn de la bouddhéité fondamentale. Disposées en plusieurs quartiers, les déités expriment la compassion, la douceur, d’autres l’intelligence, le discernement, d’autres encore l’énergie, la force de vaincre tous les aspects négatifs du subconscient samsarique.

L’offrande du Mandala

Il arrive qu’un disciple offre à son maître un mandala, lui indiquant qu’il est prêt à recevoir l’enseignement ; c’est aussi un signe de reconnaissance.

On distingue quatre niveaux d’offrande du mandala : extérieur, intérieur, secret, très secret, ou de la nature de l’esprit.

Cette division courante s’applique aussi aux enseignements, à la lecture des textes et diverses transmissions de pouvoir (sank. : abhisheka; tibétain : dbang).

Finalement il existe un mudrā de l’offrande du mandala, où :

  1. les auriculaires se croisent et leur bouts touchent les bouts des pouces de l’autre main,
  2. les deux annulaires sont donc « naturellement » collés, on les pointe vers le haut de sorte qu’ils viennent s’appuyer sur les pouces,
  3. finalement les index touchent les majeurs opposés en se croisant.

Mandala de sable tibétain

La construction du mandala est en elle-même une pratique spirituelle. Dans la salle, d’autres moines méditent et prient afin de renforcer la bodhicitta et ainsi bénir le mandala, qui sera offert aux Bouddhas et à l’univers. Le mandala est ensuite « détruit » et le sable est rassemblé devant tout le monde pour une offrande spirituelle à une divinité. Les mandalas sont aussi là pour montrer que tout est éphémère… Ces pratiques sont sans doute inspirées du rangoli, motif de sables dessinés par les hindouistes[réf. nécessaire]. Les femmes y dessinent des motifs de sable pour attirer les bons esprits dans la maison et les religieux font des motifs divins dans leurs cérémonies religieuses.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans l’hindouisme

Articles détaillés : Yantra, Rangoli et Kolam.

Le mandala n’est pas seulement une structure, c’est le lieu d’invocation de la divinité. Il est donc l’outil de plusieurs rituels quotidiens sous sa forme de yantra, dans l’hindouisme3.

Dans le jaïnisme

Article détaillé : Siddhachakra.

Dans le jaïnisme, une roue à huit pétales dénommée siddhachakra est utilisée lors de certains rituels. Elle est symétrique et contient des cercles, et, est entourée d’un carré. Elle est proche, bien que plus simpliste, des mandalas de l’hindouisme et du bouddhisme.

En psychanalyse

Des représentations structurées selon une double symétrie (carré, cercle) peuvent apparaître dans les rêves, fantasmes, dessins etc. Il s’agit de mandalas spontanés qui, selon Carl Gustav Jung, représentent le soi, archétype de la totalité psychique. Pour le psychanalyste, le mandala a pour fonction d’attirer intuitivement l’attention sur certains éléments spirituels, par la contemplation et la concentration. Jung pense que l’inconscient tourmenté peut générer spontanément des mandalas. Ces derniers symbolisent la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l’être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l’être.

Agriculture

Le design Mandala est utilisé en permaculture pour concevoir des jardins ou des potagers Mandala.

Art

Les peintures Thangka représentent généralement des diagrammes mystiques symboliques (mandala), des divinités du bouddhisme tibétain ou de la religion bön, ou encore des portraits du dalaï-lama. Ils sont destinés le plus souvent à servir de support à la méditation.

  1. Représentation symbolique et circulaire de l’univers qui sert de support à la méditation.
    • Pour se débarrasser du trouble, il faut inviter un Atchareia et disposer un mandala (cercle magique) de cinq couleurs (fine), chaque côté de ce mandala doit avoir quatre coudées, il doit avoir quatre portes, et au milieu l’on met l’autel. (Vassili Vassiliev, Le Bouddisme, ses dogmes, son histoire et sa littérature, 1863)
    • Des malades qu’il [le docteur Jung] soigne et à qui il a demandé de faire des dessins, ont reproduit, sans le savoir, des signes symboliques extrêmement anciens […]. Par exemple les mandalas ou cercles magiques ornés de croix et de serpents. (Julien Green, Journal, 1934)
    • Des mandalas à colorier sont parfois utilisés pour leur vertu thérapeutique, pour lutter contre la dépression par exemple. Cette activité favorise en particulier la méditation et une paix intérieure.
    • Mais elle aime aussi colorier des mandalas, ces motifs en forme de cercles, organisés en figures multiples autour d’un centre et dont les vertus apaisantes sont largement vantées. (Tatiana Lucq, « Le coloriage à la page », dans La Croix, page 26, 28-29 novembre 2015)
  2. (Rare) Chapitre du Rig-Véda.
    • Un mandala tout entier, le troisième, est rempli des hymnes attribuées à Viçvâmitra et à sa famille, tandis que le septième est plein des hymnes de Vasishtha et de ses descendants. (Journal des savants, mars 1862)

Les bienfaits du mandala:

Qu’est-ce qu’un mandala ?

Le mot mandala est un mot sanskrit (le langage des brahmanes en Inde) qui signifie centre, unité, cercle et totalité. Il est exprimé au travers d’un dessin circulaire qui converge vers un centre qui représente l’infini. Dans les traditions orientales, ce cercle est la manifestation du divin. On retrouve ce symbole aussi bien dans les traditions et les cultures orientales qu’occidentales. Il possède plusieurs symboliques liées à la vie (naissance, maturité, mort, renaissance). Aussi, de nombreuses choses circulaires sont considérées comme mandala : la Terre, l’atome ou l’univers. L’œil aussi est mandala, il fixe notre attention sur un point central et offre une perception circulaire.

Dans la culture Navajo, les guérisseurs traçaient un mandala au sol et le remplissaient de sable coloré lors de rituels visant à restaurer l’équilibre naturel des personnes malades. Différentes compositions picturales étaient utilisées pour répondre aux besoins spécifiques des malades, qui étaient placés au centre du mandala pour recouvrer l’harmonie et la santé. La réalisation d’un mandala correspond à un moment de méditation qui permet de se recentrer, de comprendre que l’ombre est nécessaire pour apercevoir la lumière. Cette activité permet également d’atteindre l’équilibre, de s’apprivoiser et d’accepter ses forces et ses faiblesses. Le mandala est un outil accessible à tout le monde, c’est un acte créateur qui ne nécessite pas de dons en dessin et qui se révèle être bien plus qu’un simple coloriage pour adulte.

Les vertus du mandala

Les pratiquants du mandala en sont témoins, cette activité renforce la confiance en soi et apaise l’esprit. Elle possède de nombreuses vertus :

  • apaisante : le mandala est une activité conseillée lors des périodes d’examen, de stress ou d’insomnie. Cela permet de surmonter plus calmement des situations douloureuses comme le deuil, le divorce, la maladie ou un déménagement non désiré. Le mandala clarifie les émotions, aide à effectuer les bons choix et à résoudre les conflits. C’est une activité accessible à tous, quel que soit l’âge, et facile à mettre en œuvre. Elle permet de se régénérer et peut accompagner ses pratiquants durant toute leur vie
  • sécurisante : la forme ronde du mandala est semblable à un cocon, elle inspire la sécurité. Sa surface à colorier possède une limite, comme un parc clos, ce qui induit que l’on ne peut pas se perdre. Ainsi, le contour du mandala possède un rôle sécurisant
  • structurante : un mandala peut être considéré comme un « tout » cohérent. En effet, le point central du cercle organise tous les éléments. Ces derniers se suffisent et se complètent. Cet ensemble est contenu dans un cercle semblable à la peau qui contient les organes. L’organisation du mandala est structurante, elle permet aux pratiquants de laisser libre cours à leur spontanéité lorsqu’ils colorient
  • calmante : le mandala est une activité qui invite au silence et à l’intériorité. Elle se pratique chez soi et rapproche ses pratiquants de leur « Soi ». Les gestes répétitifs de ce coloriage pour adulte créent un rythme semblable aux berceuses. L’impression de ronde est renforcée par l’obligation de tourner le mandala autour de son axe pour le colorier. C’est une ambiance qui rappelle l’enfance et qui réenchante la vie
  • valorisante : les pratiquants du mandala ont d’abord été attirés par ce thème et par le goût du dessin. C’est une activité belle, simple et rassurante. Le seul risque réside dans un choix inapproprié de couleurs. Un petit temps d’adaptation est nécessaire avant de pouvoir enchainer les choix de couleurs et de nuances. L’utilisation du feutre paillette et du doré est permise. Au fur et à mesure, le mandala développe la créativité et combat la timidité de ses pratiquants

Approche psychologique du mandala

De nos jours, les bienfaits du mandala sont expérimentés dans des contextes de développement personnel et thérapeutique. Selon plusieurs thérapeutes, créer des formes symboliques circulaires permet aux patients d’exprimer leur niveau d’intégration psychologique ou leur état. Ainsi, si le patient colorie à partir du centre vers l’extérieur, il travaille son ouverture aux autres et au monde qui l’entoure. Si au contraire il colorie à partir de l’extérieur vers le centre, il a besoin de se recentrer, de travailler sa personnalité. C’est le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, un élève de Freud, qui a utilisé le premier le mandala pour ses thérapies. Il a découvert les bienfaits de cette activité alors qu’il se trouvait lui-même dans une période difficile de sa vie. Il a en effet utilisé le mandala dans son processus de guérison et l’a transposé dans sa pratique de la psychanalyse.

Il continua à dessiner des mandalas même après sa guérison afin d’observer sa transformation personnelle au travers des œuvres dictées par son inconscient. Carl Gustav Jung a déclaré que ses dessins étaient des cryptogrammes sur l’état de son « Soi », qu’il considérait comme étant la totalité de lui-même. Il avait observé que lors de situations de désorientation, de trouble, de désintégration psychique ou de perplexité, les malades dessinaient spontanément des cercles semblables aux mandalas. Il en a conclu que cette attitude était une tentative d’autoguérison naturelle, inconsciente et instinctive pour retrouver l’équilibre et l’harmonie. Selon lui, un mandala serait un schéma ordonnateur qui se pose au-dessus du chaos psychique pour aider les éléments de la personnalité à trouver leur place à l’intérieur du cercle qui représente une limite et une protection. Ce type de cercle a été utilisé à travers le temps par de nombreuses cultures, dans des contextes similaires.

Ils sont donc universels. Carl Gustav Jung les a nommés « archétypes ». Il a estimé que le mandala était une représentation archétypique du centre de la personnalité, le « Soi », qui englobe non seulement le centre, mais également la circonférence complète, l’inconscient et le conscient. Le mandala symboliserait et décrypterait la totalité psychique, qu’il protégerait contre les agressions extérieures. Il nous aiderait aussi à voir ce qui se passe en nous et à comprendre le fonctionnement de nos énergies intérieures. Le mandala fonctionnerait comme un miroir qui permet d’observer son inconscient, de se recentrer, de trouver son juste milieu et le chemin vers l’ordre intérieur. Il permettrait d’intégrer des éléments contraires comme le corps et l’esprit ou les émotions et la raison, et de comprendre que ces éléments se complètent pour former un tout. Créer un mandala est donc une activité structurante qui permet de faire le point sur soi-même. En effet, les couleurs choisies reflètent les sentiments et les formes de nos modèles mentaux. Dessiner un mandala permet de faire émerger certaines informations des profondeurs de notre inconscient.